La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) a lancé probablement ses activités, jeudi 19 février à Kinshasa, 14 ans après son inscription dans la loi des finances de la RDC.
L’opérationnalisation de cet outil de gestion marque une étape majeure dans la déconcentration de l’ordonnancement des finances publiques. Avec la mise en service de la DGTCP, la RDC se dote d’un mécanisme permettant d’assurer la traçabilité, la discipline et l’efficacité de chaque franc congolais engagé au service du développement national et du bien‑être de la population.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba a inauguré la DGTCP dans un bâtiment moderne, offrant aux agents et cadres des conditions de travail adaptées et conformes aux exigences d’une administration performante.
Cette avancée s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, orientée vers une gestion plus transparente, rigoureuse et performante des deniers publics.
En rendant opérationnel la DGTCP, le Gouvernement a concrétisé une réforme attendue depuis plus d’une décennie, tout en renforçant la maîtrise de l’exécution budgétaire et la crédibilité financière de l’État.
« Nous déclarons de manière effective le début de la déconcentration de l’ordonnancement. Le ministère des Finances doit rester dans son rôle stratégique : mobilisateur et structurer les financements nécessaires à l’accélération du développement économique de notre pays », conclut Doudou Fwamba Likunde.
Au cours de cette séance de travail, le ministre des Finances a procédé à l’évaluation des engagements structurels liés à cette réforme.
Parmi les avancées enregistrées figurent :
la mise en service effective de la DGTCP ; le déploiement progressif de la déconcentration de l’ordonnancement dans les ministères pilotes ; l’opérationnalisation des comptables publics principaux et secondaires recrutés, formés et ayant prêté serment ; le renforcement du dispositif comptable et de la traçabilité des opérations du Trésor.
Une autre avancée majeure concerne le respect des engagements pris avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme FEC.
A ce jour, huit engagements sur les onze prévus ont été réalisés, tandis que les autres sont en cours de mise en œuvre, notamment :
la dotation des postes comptables des quatre premiers ministères pilotes en mobilier, équipements et bureaux de travail ; l’ouverture des comptes d’opération à la BCC pour ces postes comptables, alimentés par l’ACCT, afin de rendre effective la déconcentration de l’ordonnancement ; la mise à disposition des ressources financières et matérielles adéquates pour la DGTCP, dont un bâtiment propre ; la prise d’un arrêté ministériel révisant l’organisation et le fonctionnement du CPT, ainsi qu’un arrêté interministériel portant régulation budgétaire pour assurer la cohérence entre l’engagement des dépenses et la disponibilité des crédits ; l’interfaçage des modules de gestion de la trésorerie et de la comptabilité générale avec le système d’information de la BCC ; la formation des utilisateurs de la chaîne déconcentrée des dépenses ; le déploiement du logiciel de la chaîne de la dépense dans cinq autres ministères pilotes (Défense nationale, Agriculture, ESU, Pêche et Élevage, Finances) ; la poursuite de la définition du schéma d’alimentation par l’ACCT des postes comptables des autres ministères bénéficiant de la déconcentration de l’ordonnancement ; la dotation de l’ACCT en bureaux de travail au sein du bâtiment abritant les six postes comptables ; la mise en place d’un mécanisme garantissant à la DGTCP des ressources financières propres, adéquates, stables et prévisibles.
De son côté, le directeur général ai de la DGTCP, Serge Maabe Mwanyimi, a salué l’implication personnelle du ministre des Finances dans la concrétisation de cette réforme attendue depuis 14 ans.
Une charte d’utilisation des locaux ainsi qu’un dispositif de contrôle interne ont été instaurés pour garantir la pérennité de cet outil stratégique.






