Alors que la 13ème session de la conférence des gouverneurs s’ouvre à Bandundu, l’analyste politique Joseph Kongolo exprime ses réserves quant à l’efficacité de cette institution. Il appelle les autorités à garantir l’exécution des résolutions pour éviter que cette rencontre ne soit perçue comme une simple formalité sans impact sur le quotidien des Congolais.
Pour Joseph Kongolo, cette institution est pourtant capitale pour consolider la décentralisation et réduire les disparités de développement entre les provinces de la République démocratique du Congo. Cependant, il déplore un « bémol » majeur : la très faible exécution des recommandations issues des sessions précédentes.
Une institution jugée « contre-productive »
L’analyste estime que le manque de suivi rend l’institution contre-productive par rapport aux objectifs lui assignés par la Constitution. « Nous sommes tentés de croire que ce sera peut-être une conférence de plus », prévient-il, tout en rappelant l’importance théorique de cette instance dans la gouvernance de la République.
Le défi du financement et de l’agriculture
Placée sous le thème de la transformation agricole, cette session soulève des interrogations stratégiques pour l’expert :
Orientation économique : Les résolutions aident-elles réellement la RDC à diversifier son économie grâce à l’agriculture ? Mécanismes financiers : Les décisions bénéficieront-elles des 10% de la Caisse nationale de péréquation pour leur exécution effective ?
Joseph Kongolo conclut en insistant sur le fait que la diversification économique de la République est fondée sur l’agriculture, mais que seule une volonté de mise en œuvre réelle pourra crédibiliser les travaux de Bandundu.






