Au total, 230 décès maternels ont été enregistrés en 2025 dans plusieurs structures sanitaires de l’Ituri, environ un décès tous les deux jours. C’est ce qu’a indiqué le programme national de la santé de reproduction vendredi 27 mars à Bunia au cours d’une journée de sensibilisation à la santé de reproduction responsable, organisée par la Société congolaise de gynécologie et la corporation des sages-femmes.
Lors de cette manifestation, des acteurs intervenant dans le secteur de la santé et le personnel soignant de Bunia se sont engagés à renforcer la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale dans cette province. L’objectif consiste à réduire considérablement le nombre de décès lors des accouchements.
Selon la Société congolaise de gynécologie, le nombre de décès maternels enregistrés en Ituri inquiète ; ce qui implique une forte sensibilisation des femmes enceintes et du personnel soignant à l’importance de préserver la vie humaine lors de l’accouchement.
Manque d’accès aux soins de santé
Le docteur Doudou Kove, responsable provinciale du programme national de la santé de reproduction, indique que 230 décès maternels ont été enregistrés en 2025 dans plusieurs structures sanitaires de l’Ituri, environ un décès tous les deux jours.
« Ces chiffres pourraient augmenter, si nous arrivions à recenser tous les décès maternels causés par le manque d’accès aux soins de santé dans les communautés plus reculées », a-t-elle poursuivi.
Pour le docteur Achille Dhezonga, pour lutter contre ce fléau, il faut un mécanisme permanent pour éduquer les jeunes filles et les femmes enceintes sur le respect des consultations prénatales et le danger des grossesses précoces, qui sont parfois à la base des décès maternels. Selon lui, une femme ne devrait pas perdre la vie en donnant la vie.
Tous les participants se sont mis d’accord pour unir leurs efforts afin de réduire considérablement la mortalité maternelle en Ituri.






