Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est entretenu mercredi 1er avril à Doha avec l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani. Cette rencontre a permis de consolider le rôle de médiateur du Qatar dans le conflit dans l’Est de la RDC, tout en abordant les enjeux sécuritaires au Moyen-Orient.
La recherche d’une paix durable dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu demeure au cœur de l’agenda présidentiel. Lors de cet entretien de haut niveau, Félix Tshisekedi a réaffirmé « la pleine adhésion » de la RDC au processus de médiation qatarie. Cette diplomatie active avait déjà abouti, le 15 novembre 2025, à la signature d’un accord-cadre à Doha entre le gouvernement et le groupe politico-militaire AFC/M23.
Solidarité réciproque face aux agressions
La rencontre a également été marquée par un échange de soutiens mutuels concernant la souveraineté des États :
au Qatar : Félix Tshisekedi a Soutien exprimé la solidarité du peuple congolais face aux tensions régionales au Moyen-Orient, condamnant les actes d’agression contre le Qatar et réitérant l’attachement de la RDC au droit international.
Enquêtes pour l’Est de la RDC : les deux dirigeants ont déploré la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est congolais, après plusieurs mois d’occupation par des forces rebelles de l’AFC-M23, soutenues par le Rwanda.
Vers une protection renforcée de la souveraineté
Le Président Tshisekedi a profité de cette tribune pour saluer les mesures prises par Doha pour assurer la sécurité de ses citoyens, établissant un parallèle avec la nécessité, pour la RDC, de protéger son intégrité territoriale.
Ce rapprochement entre Kinshasa et Doha confirme la volonté de la RDC de diversifier ses partenaires stratégiques pour résoudre une crise sécuritaire qui s’enracine malgré les efforts diplomatiques précédents.






