La Fondation Panzi a sensibilisé les élèves du Lycée Toyokana, commune de Kasa-Vubu (Kinshasa) contre les violences sexuelles basées sur le genre dans leurs milieux de vie.
Dans cette optique, une équipe de cette structure a échangé avec les adolescentes sur les dangers et les conséquences des violences sexuelles et la nécessité de les combattre.
Au cours de cette séance, les intervenants ont expliqué les différentes formes de violences basées sur le genre, allant du harcèlement aux agressions sexuelles, tout en insistant sur l’importance de dénoncer ces actes et de chercher de l’aide.
Pourquoi avoir visé les adolescents dans cette campagne de sensibilisation ?
Christelle Asifiwe, une des oratrices répond à cette question :
« Nous pensons que ce sont des cibles vulnérables, moins informées qui sont très souvent victimes de violences sexuelles. Parce que non seulement, elles n’ont pas d’information, mais elles ne savent pas non plus se défendre. Grâce à cette sensibilisation nous donnons aux élèves, nous donnons aux adolescentes assez d’armes. Comment dire non, comment arrêter certains gestes déplacés qui peuvent avoir des répercussions négatives sur elle à l’avenir ».
Des élèves, attentifs, ont également été informés de leurs droits et des structures d’accompagnement disponibles. Certaines parmi elles ont salué cette initiative, estimant qu’elle leur permet de mieux se protéger et de briser le silence autour de ces violences.
« On nous apprend à dénoncer la violence et savoir imposer des limites bien avant que ça ne devienne une violence. En tout cas maintenant je sais comment poser des limites, comment dire non aux violences. Je pourrais détecter si c’est une violence ou non ce que je suis en train de vivre en ce moment. Moi je dirai aux gens de dénoncer tant que ça devient une violence parce que ça peut jouer sur notre psychologie », a fait entendre Elvie Kamwanya.
Pour les organisateurs, cette campagne vise à prévenir les abus, mais également à ancienne génération consciencieuse et capable de défendre ses droits. Ce programme de sensibilisation devrait s’étendre à d’autres établissements scolaires tels que le Lycée Kambambare et Motema Mpiko afin de toucher un plus grand nombre de jeunes filles.





