L’intersyndicale de la Société nationale d’assurances (SONAS) préconise la revisitation du code des assurances en RDC.
Dans une déclaration faite vendredi 13 mars à Kinshasa, le président de cette structure, Armand Osase, rapporte que ce code offre davantage d’avantages aux sociétés étrangères et privées du secteur, au détriment de l’entreprise publique.
Il a indiqué que la SONAS éprouve d’importantes difficultés de fonctionnement depuis la libéralisation du secteur des assurances dans le pays.
Ce syndicaliste appelle à l’implication personnelle du Chef de l’État pour sauver la société.
« Le Chef de l’État était déjà informé des difficultés de fonctionnement qu’éprouve la SONAS, particulièrement depuis l’effectivité de la libéralisation du secteur des assurances en RDC. La loi sur cette libéralisation est rentable aux sociétés privées et étrangères, et non au pays, encore moins à la SONAS », a souligné Armand Osase.
De leur côté, les agents et cadres de l’assureur national sollicitent du Chef de l’État l’attribution des quatre branches à caractère souverain :
la responsabilité civile automobile, le tout-risque chantier, l’incendie et le transport.
Ils regrettent également que des milliers de véhicules circulent dans le pays sans assurance et que la plupart des immeubles, notamment situés ceux le long du fleuve, soient assurés par des sociétés privées et étrangères, puis réassurés à l’extérieur.
« Nous sommes le seul pays au monde où les sociétés privées et étrangères profitent du secteur des assurances au détriment des nationaux. Nous exigeons donc la révision du Code des assurances, qui est rentable aux sociétés privées et étrangères et non à la Société nationale d’assurances », a conclu Armand Osase.





