Le « Baromètre des Accords de Paix en Afrique » a publié ce lundi son rapport d’évaluation pour le mois de mars 2026 concernant l’accord signé le 27 juin 2025 sous la médiation des États-Unis. Si des avancées notables sont signalées dans la neutralisation des FDLR, la persistance des hostilités avec l’AFC/M23 et la crise humanitaire freinent encore une application globale du texte.
Neuf mois après les engagements de Washington, le constat de la diplomatie régionale reste contrasté. Le rapport intitulé « Rapport d’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord de paix de Washington : mars 2026 » note cependant une légère dynamique positive enregistrée au cours du mois dernier.
Des signaux encourageants sur le dossier des FDLR
Parmi les points relevés positifs entre le 1er et le 31 mars 2026, le Baromètre souligne le lancement de la phase offensive de neutralisation des FDLR le 29 mars. Cette étape fait suite à une phase de sensibilisation, bien que les chiffres précis sur les redditions volontaires et le calendrier opérationnel ne soient pas encore détaillés.
Parallèlement, la réinsertion sociale de plus de 200 ex-combattants FDLR au Rwanda est perçue comme un signal fort susceptible d’encourager d’autres redditions dans l’Est de la RDC.
Drones offensifs et entraves humanitaires : les défis persistants
Malgré ces avancées, plusieurs obstacles majeurs subsistent selon le rapport :
Intensification des combats : La poursuite des hostilités entre les forces gouvernementales et l’AFC/M23 est marquée par l’usage croissant de drones offensifs. Échec de la trêve : Une déficience est enregistrée dans le cadre du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (EJVM+). Crise humanitaire : L’absence d’un accès humanitaire sûr et sans entrave pour les populations civiles reste une préoccupation majeure.
Appel à une pression diplomatique accrue
Face à ces blocages, le Baromètre des Accords de Paix en Afrique recommande aux États-Unis de renforcer la pression politique sur Kinshasa et Kigali. L’objectif est de garantir le respect des délais convenus, particulièrement pour la neutralisation totale des FDLR et la levée des dispositifs défensifs rwandais.






