Le Centre d’Études pour l’Action Sociale (CEPAS) recommande aux députés nationaux de mener une analyse approfondie avant de ratifier les Accords de Washington.
Lors d’une journée de réflexion organisée jeudi 2 avril à Kinshasa, cette structure a proposé que ces textes soient examinés sous les angles économique, sécuritaire, juridique et politique.
Selon le chef du secteur de recherche et d’animation socio-politique du CEPAS, Père Rigobert Minani, la question de l’accès des minerais congolais par les entreprises américaines doit être alignée sur le Code minier en vigueur et, surtout, sur les intérêts du peuple congolais.
« Nous avons voulu revisiter toutes les analyses pour lancer un certain nombre de pistes de réflexion à soumettre aux parlementaires, afin qu’ils puissent ratifier en toute connaissance de cause les accords qui ont été signés. Nous leur avons dit d’examiner le texte à travers quatre axes, notamment l’aspect sécuritaire, car l’accord était censé ramener la paix en RDC. Mais jusqu’à présent, on constate que les choses n’ont pas changé qualitativement, la paix n’est pas revenu », a‑t‑il expliqué.
Ce prélat catholique estime qu’il est essentiel que les parlementaires examinent de près dans quelle mesure ces accords font ressortir la cohésion nationale et la promotion de la démocratie en RDC.
Sur le plan juridique, le CEPAS recommande de questionner certains dispositifs prévus dans l’accord, qui impliquent la revisitation de plusieurs textes légaux en RDC, notamment en matière de fiscalité, de constitutionnalité et d’autres dispositions réglementaires.
« Nous avons également demandé, au niveau économique, d’examiner les questions de fiscalité et les facilités qui seraient accordées aux parties prenantes », a ajouté le Père Rigobert Minani.






