La tension est toujours vive ce samedi 4 avril 2026 dans le village de Djondo, situé dans le secteur de Mondja Ngandu, territoire de Lubefu (Sankuru). La localité est secouée par une série d’événements tragiques ayant occasionné deux morts : un policier et un habitant.
Selon plusieurs témoins, le drame a éclaté lorsque le chef de groupement de Djondo a ordonné à un policier d’interpeller un habitant du village. L’oncle de la personne arrêtée aurait tenté d’empêcher l’agent d’emmener son neveu, qu’il jugeait mal ligoté.
Coup de feu accidentel
Au cours de l’altercation, un coup de feu se serait déclenché accidentellement, atteignant mortellement le policier lui-même.
L’oncle, immédiatement pris à partie par les éléments de la police, a été violemment battu avant d’être transféré à Tshumbe. Il y est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi, au cachot de la Police nationale congolaise (PNC), des suites de ses blessures.
Sa famille a refusé de récupérer le corps toute la journée de vendredi, avant d’être supplier par les notables de cette entité. Celui du policier, quant à lui, a été inhumé le même jour à Djondo.
Absence de l’autorité de l’Etat
En réaction à la mort de leur collègue, des policiers en colère auraient incendié plusieurs dizaines de maisons, affirment des habitants du village de Djondo.
Ces violences surviennent dans une zone enclavée, située à plus de 150 kilomètres du chef-lieu du territoire de Lubefu, où aucune autorité administrative n’a encore pu intervenir.
Face à cette situation, la société civile appelle le Gouvernement à rapprocher les services administratifs des populations, afin de prévenir de tels dérapages et d’assurer une réponse rapide en cas de crise.






