L’attaque de l’aéroport de Bangboka à Kisangani, la découverte de fosses communes à Uvira, ainsi que les travaux du Comité sous‑régional de l’Association des banques centrales africaines à Kinshasa, se partagent la Une des médias congolais ce lundi matin, 2 mars 2026.
L’Agence congolaise de presse (ACP) a rapporté que quatre drones rwandais ayant ciblé, dimanche, l’aéroport international de Bangboka à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été interceptés et abattus dans le périmètre de l’aéroport, alors qu’un avion commercial était en approche, a déclaré l’autorité provinciale.
Actualité.cd fait savoir que les moteurs ont été neutralisés les uns après les autres par les forces de sécurité entre 15 heures et 19 heures locales, sans faire de victimes, bien que des éclats aient brisé des vitres sur certaines infrastructures. Le tour de contrôle n’a pas été affecté. Des habitants vivant à proximité ont quitté temporairement leurs domiciles par précaution.
Restant dans le registre sécuritaire, le média en ligne rapporte que, dans la ville d’Uvira, en province du Sud‑Kivu, récemment reprise aux mains de l’AFC/M23 après l’occupation consécutive à l’offensive de décembre 2025, deux fosses communes ont été découvertes : l’une dans le quartier Kavinvira, à proximité d’un bureau du Programme alimentaire mondial, l’autre au quartier Kilomoni.
D’après les premières constatations des autorités provinciales, 151 civils auraient été enterrés dans ces fosses communes, annonce Forum des AS. Parmi eux, 121 corps ont été retrouvés au cimetière de Kavinvira et 30 autres dans un enclos du quartier Kilomoni. Alerté par les autorités locales, le gouverneur de province a ordonné la sécurisation des lieux et l’ouverture d’enquêtes pour identifier les victimes.
Selon Congo Nouveau, les autorités provinciales accusent les RDF et leurs supplétifs de l’AFC/M23 d’être responsables de ces exécutions, qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le gouvernement provincial estime que ces actes constituent des violations graves du droit international humanitaire et exigent des enquêtes internationales indépendantes ainsi que des sanctions ciblées contre les responsables.
Réunion du Comité sous‑régional de l’Association des banques centrales africaines
Les journaux parus ce lundi reviennent sur la réunion des gouverneurs des Banques centrales d’Afrique centrale, organisée dans le cadre de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), dans la capitale congolaise, le 27 février, sous l’égide de la Banque Centrale du Congo.
Le Quotidien indique que, dans son allocution de clôture, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, Président en exercice du Comité sous-régional Afrique centrale de l’ABCA, a souligné que l’intégration économique et monétaire constitue un levier déterminant pour la transformation structurelle des économies d’Afrique centrale. Selon lui, une coopération monétaire renforcée permet :
• d’améliorer l’allocation des ressources ;
• de stimuler l’investissement régional ;
• de réduire les coûts de transaction ;
• et d’atténuer la vulnérabilité face aux chocs extérieurs.
Pour Infos 27, les travaux du Comité sous‑régional de l’Association des Banques centrales africaines ouvrent la voie à une coopération renforcée en matière de régulation bancaire, de systèmes de paiement et de stabilité financière. Ils interviennent dans un contexte où les gouverneurs des banques centrales d’Afrique centrale ont dressé un bilan contrasté des progrès accomplis vers la convergence économique, tout en appelant à accélérer les réformes face aux vulnérabilités persistantes.
Le Potentiel souligne, pour sa part, qu’en marge de ces assises, la Banque Centrale du Congo (BCC) et la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ont signé un protocole d’accord majeur visant à renforcer la régulation bancaire, la stabilité financière, l’inclusion financière et la cybersécurité, marquant ainsi une étape décisive vers une intégration financière plus solide en Afrique centrale.






