L’affaire de la saisie d’importantes sommes d’argent à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, connaît un nouveau développement. Initialement entourée de zones d’ombre, elle a été clarifiée jeudi 9 avril, par le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, qui en a précisé l’origine et les circonstances.
Alors que les premières estimations faisaient état de 1,9 million de dollars américains, le ministre de la Justice a revu le montant à la hausse. Il s’agit finalement de 3 532 000 dollars américains, saisis par les services de sécurité à l’aéroport international de Ndjili.
Une opération liée à une microfinance agréée
Selon le gouverneur de la BCC, les fonds proviennent d’une messagerie financière assimilée à une microfinance dûment agréée par l’institution monétaire nationale.
Cette structure avait obtenu une autorisation officielle pour transporter des espèces destinées à approvisionner sa clientèle dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment dans les zones non occupées par la rébellion de l’AFC/M23.
Un dépassement du montant autorisé
Toutefois, explique André Wameso, lors du contrôle à l’aéroport de Ndjili, les services compétents ont constaté un écart entre le montant autorisé et celui effectivement transporté.
« Les documents autorisant le transfert de fonds étaient pour un montant qui n’était pas celui qui était entre les mains des agents de cette messagerie financière », a précisé André Wameso, sans dire exactement le montant pour lequel la banque avait donné son autorisation.
Face à cette irrégularité, les services de l’État ont procédé à la saisie immédiate des fonds.
Fonds consignés et enquête en cours
Selon le gouverneur de la BCC, les 3,5 millions de dollars sont actuellement consignés dans les coffres de la Banque. Une enquête judiciaire est en cours afin de déterminer les responsabilités dans ce dépassement d’autorisation.
À l’issue de la procédure, les autorités décideront d’une éventuelle restitution des fonds, assortie de sanctions, ou de leur confiscation définitive selon les conclusions de l’enquête.






