À la une des journaux parus ce lundi 13 avril 2026 à Kinshasa, deux dossiers dominent l’actualité nationale : les incertitudes entourant les négociations sécuritaires en Suisse, dans un contexte de résurgence du M23, avec en toile de fond l’opposition de l’ancien président Joseph Kabila à la révision constitutionnelle ; et l’appel du Fonds de promotion de l’industrie, qui sollicite l’appui du gouvernement pour recouvrer près de 300 millions de dollars de créances auprès des tiers.
Africa News : Kabila réapparaît à 60 km de Pretoria, il s’oppose à la révision de la Constitution
Des sources concordantes l’ont confirmé à AfricaNews : c’est en Afrique du Sud, à 60 km de Pretoria, loin des regards, que Joseph Kabila et
les fondateurs du Mouvement «Sauvons la RDC» se sont réunis du 6 au 8 avril pour une rencontre convoquée et tenue dans la plus grande discrétion. Le communiqué
final de ce 2e Conclave, rendu public seulement le 11 avril, laisse deviner que les participants ont dû quitter, tout aussi discrètement, leurs lieux d’exil pour rejoindre le
site. Un signe de la prudence entourant cette réunion hors du territoire de la République Démocratique du Congo. Signé par Moïse Nyamugabo au nom des «membres fondateurs», le texte brosse un portrait sans concession du pouvoir en place à Kinshasa: dérive «dictatoriale clairement assumée», répression «systématique et brutale»,
Musellement des voix dissidentes et recours à la force même contre des populations civiles. Le communiqué cite nommément Minembwe, Masisi, Goma, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Grand Bandundu et la commune de Maluku comme foyers de bombardements, massacres et abandons face aux violences armées. Au-delà de l’accusation de brutalité d’État, le mouvement déplore la dégradation sociale et économique rappelant le
rapport INS 2025, qui estime à 64 millions le nombre de Congolais vivant sous le seuil de pauvreté, et fustige l’inefficacité des initiatives
internationales de paix. Il pointe aussi «l’opacité» de certains accords signés par Kinshasa, évoquant un deal minier, un accord sanitaire notamment pour ses atteintes supposées à l’éthique médicale et à la protection des données, ainsi qu’un accord sur l’accueil par les USA.
Le Potentiel s’est réuni dans une des négociations de Genève entre Kinshasa et l’alliance AFC-M23. Le titre du journal : « L’ombre de Joseph Kabila alimente les incertitudes ».
Selon ce portail, la présence réelle ou supposée de l’influence de l’ancien président sur les acteurs de la rébellion complique le dialogue et jette un voile de doute sur la sincérité des discussions en Suisse.
Le quotidien Le Phare revient également sur ce dossier en relayant le compte-rendu de la 86ème réunion du Conseil des ministres. On y apprend que le Gouvernement reste ferme sur la préservation de l’intégrité territoriale.
Congo Nouveau évoque également la réaction de Joseph Kabila qui, depuis sa retraite, promet de « faire échec » à tout projet de changement ou de modification de la Constitution, créant ainsi un climat de tension politique alors que le pays cherche la paix à l’Est.
Le FPI sollicite l’appui du Gouvernement pour le recouvrement de ses créances
ACP : RDC : 300 millions USD de créances d’un établissement public sans l’appui gouvernemental (Conseil des ministres)
L’Agence congolaise de presse, (ACP) annonce qu’environ 300 millions USD de créances en souffrance du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) ont nécessité un appui gouvernemental pour leur recouvrement, a indiqué vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le ministre intérimaire de l’Industrie, à la 86ème réunion du Conseil des ministres, selon le compte rendu consulté samedi par l’ACP.
« Le ministre d’État, ministre de l’Industrie ad intérim a entretenu les membres du Conseil sur la nécessité d’un appui gouvernemental accumulé pour le recouvrement des créances en souffrance du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), estimations à environ 300 millions de dollars, destinées au financement de projets structurants », at-on lu dans le compte rendu signé par Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Selon l’ACP, le porte-parole du gouvernement a indiqué que faisant suite à cette préoccupation, le ministre de l’Industrie a demandé au Conseil d’administration du FPI de procéder à un audit du portefeuille de créances possédées afin d’une partie, de définir une stratégie de recouvrement plus appropriée et efficace et d’autre part, d’identifier d’éventuels dysfonctionnements internes pouvant résulter soit d’une organisation inadaptée, soit d’un déficit de compétences, soit encore de la persistance de pratiques informelles dans l’octroi des ressources aux porteurs de projets.
Cependant, en ce qui concerne la nature de ces créances, c’est-à-dire dettes reconnues, montants déterminés, échéances échues et débiteurs identifiés, il faut attendre les conclusions de cet audit pour éviter le risque de causer un préjudice financier tant pour le FPI que pour le secteur industriel dans son ensemble, dans un contexte où l’économie congolaise, en générale, et le secteur industriel, en particulier, ont besoin de ressources financières.
Actualite.Cd : RDC : 300 millions USD de créances du FPI en souffrance, le gouvernement valide un plan de recouvrement et d’audit pour corriger les dysfonctionnements
Le confrère précise qu’estimé à hauteur de 300 millions de dollars américains, le montant des créances dues par les insolvables au FPI (Fonds de promotion de l’industrie) nécessite un recouvrement, avec un appui « accumulé » du gouvernement de la République démocratique du Congo, afin que cette importante somme d’argent soit récupérée et mobilisée au profit de projets structurants, en vue de stimuler l’économie nationale.
Telle était la note d’information et le plaidoyer présenté par le ministre d’État, ministre de l’Industrie ad intérim, lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 10 avril 2026 sous la direction du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Faisant suite à cette préoccupation, poursuit le tabloïd, le ministre d’État, ministre de l’Industrie ad intérim, a demandé au Conseil d’administration du FPI de faire auditer le portefeuille de créances détenues, aux fins, d’une part, de définir une stratégie de recouvrement plus appropriée et efficace et, d’autre part, de détecter d’éventuels dysfonctionnements internes pouvant découler soit d’une organisation inadaptée, soit d’un manque de compétences, soit encore de la persistance de pratiques informelles dans l’octroi des ressources aux porteurs de projets.






