La situation humanitaire continue de se détériorer dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), en raison du conflit opposant la rébellion de l’AFC/M23 à divers groupes armés locaux. Dans un communiqué publié vendredi 23 janvier, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) indique qu’elle a pris en charge au moins 32 personnes blessées par balle ou éclats d’obus à Nyanzale depuis trois jours. Dans le même temps, le nombre de déplacés internes ne cesse d’augmenter.
L’incident survenu le 19 janvier 2026 a marqué une nouvelle escalade dans la région. Ce jour-là, plusieurs dizaines de civils mobilisés par les combattants de l’AFC/M23 pour des travaux communautaires ont été pris pour cible par des miliciens du CMC, embusqués dans la localité de Kiyeye, dans le groupement de Kihondo. Au moins 32 blessés, pour la plupart des civils, ont été évacués et soignés au centre de santé de Nyanzale. Ils ont été victimes d’éclats d’obus et de tirs directs, indique MSF.
Dans un communiqué publié ce vendredi, l’organisation humanitaire rapporte également que plusieurs maisons de civils ont été incendiées dans la zone après l’attaque.
Des tirs croisés entre les miliciens CMC/Nyatura, alliés aux FARDC, et les combattants de l’AFC/M23 ont été entendus à plusieurs reprises cette semaine. Les affrontements ont touché plusieurs localités des groupements Mutanda, Kihondo et Bukombo, au sud de la chefferie de Bwito.
Ces violences récurrentes forcent des milliers d’habitants à fuir leurs villages. Selon MSF, les populations affectées vivent dans des conditions extrêmement précaires, marquées par un accès très limité à l’hygiène, un manque d’abris adéquats, une insuffisance de nourriture et une pénurie d’articles de première nécessité.
De nombreux déplacés ont pris la direction du nord, augmentant leur exposition aux risques sanitaires.






