A l’ouverture de la session ordinaire de mars, ce lundi 16 mars à Kinshasa, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont tourné à tour appelé à l’unité nationale.
Dans leurs discours, Aimé Boji et Sama Lukonde ont mobilisé tous les Congolais face aux défis sécuritaires, politiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
Sur le plan sécuritaire, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a rappelé l’occupation de certains territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, ainsi que la poursuite des attaques perpétrées par les rebelles ADF dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, ainsi que dans une partie de l’Ituri.
Il a également évoqué l’activisme de la milice Mobondo dans l’espace Bandundu, ainsi que la montée de la criminalité urbaine à Kinshasa et dans d’autres villes du pays.
S’agissant des accords récemment conclus par le Gouvernement, notamment l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda ainsi que l’accord stratégique signé entre la RDC et les États-Unis, Aimé Boji Sangara a assuré que l’Assemblée nationale examinait ces textes dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Il a en outre réaffirmé l’accompagnement de la chambre basse dans leur mise en œuvre.
Concernant la perspective d’un dialogue national, il a souligné la nécessité de l’envisager dans le respect du cadre institutionnel et dans l’intérêt du pays.
De son côté, le président du Sénat, Jean‑Michel Sama Lukonde, a rappelé que la chambre haute reste engagée à adopter les lois nécessaires et à exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, afin de contribuer à la stabilité des institutions et à la construction d’une société plus juste.






