La Fondation Kinalego tire la sonnette d’alarme face à l’activisme croissant des élévations Mbororo contre les populations civiles du territoire de Dungu, dans la province du Haut‑Uélé.
Cette structure a rapporté lundi 6 avril que ces éleveurs se livrent à des enlèvements et à des tueries.
Le dernier incident remonte au 29 mars, lorsque trois personnes ont été kidnappées puis emmenées vers une destination inconnue.
Un nouvel épisode qui vient autour d’un bilan déjà préoccupant.
Le coordonnateur de l’ONG, Florentin Kinalego, rappelle qu’à la fin du mois de février, au moins trois civils avaient été tués lors d’attaques ciblées à Mediapay et Ngili. Selon lui, ces violences répétées ont déstabilisé l’équilibre social dans la région.
Face à la peur de nouvelles incursions, des centaines de familles ont fui leurs villages pour trouver refuge dans les localités d’Apodo, Ndu, Mungbere ou encore Gombari, provoquant une pression humanitaire accrue dans ces zones d’accueil improvisées.
Pour la Fondation Kinalego, l’État congolais doit agir de toute urgence pour stopper la progression des Mbororo.
« Ça peut commencer très lentement comme ça, puis à un certain moment prendre de l’ampleur jusqu’à freiner le développement de toute l’ex‑Province Orientale. Il faut prendre des dispositions à la frontière du Soudan du Sud. Si cela n’est pas fait, on risque de voir le pire », a prévenu Florentin Kinalego.
Selon l’ONG, la porosité de la frontière avec le Soudan du Sud facilite l’infiltration de ces éleveurs nomades, qui continuent de semer la terreur dans le territoire de Dungu.






