Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a tiré la sonnette d’alarme vendredi 31 janvier, à l’issue du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, sur la crise sécuritaire et humanitaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Qualifiant la situation de « conflit oublié », le chef de la diplomatie belge a dressé un tableau extrêmement préoccupant, marqué notamment par des violences sexuelles massives. Selon lui, « une femme est violée toutes les quatre minutes et un enfant toutes les trente minutes dans l’Est de la RDC ».
Face à cette urgence, Maxime Prévot appelle l’Union européenne à une action plus ferme et immédiate. « Sur le terrain, la situation est pire que jamais, extrêmement préoccupante sur le plan humanitaire. C’est l’une des raisons pour lesquelles, avec d’autres collègues, nous avons insisté pour que ce dossier figure à l’ordre du jour. Je m’étonne d’ailleurs que ce soit seulement la deuxième fois en un an que la situation à l’Est du Congo soit examinée. Cela ne peut pas être un conflit oublié : l’Union européenne a un rôle à jouer », a-t-il déclaré.
Le ministre belge souligne la nécessité de poursuivre le processus de médiation politique, sans l’entraver, dans l’espoir d’aboutir à un véritable cessez-le-feu et à une paix durable. Il plaide également pour le retrait des troupes du M23 et du Rwanda, ainsi que pour le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Cependant, insiste-t-il, l’urgence demeure humanitaire.
« Une femme est violée toutes les quatre minutes, un enfant toutes les trente minutes. Il est donc impératif de permettre une réponse européenne rapide et efficace, notamment à travers la réactivation de l’aéroport de Goma afin d’acheminer massivement l’aide humanitaire. Qu’il n’y ait aucune ambiguïté : il n’est nullement question d’un usage militaire de cet aéroport », a conclu Maxime Prévot.






