La représentante adjointe du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC, Anne-Marie Dongi, a insisté mercredi 18 février sur la nécessité de promouvoir et de soutenir le processus de paix engagé par le Gouvernement congolais avec l’appui de ses partenaires, précisant qu’il s’agit d’une condition essentielle pour assurer la promotion et le respect des droits humains.
En visite dans les sites de déplacés de Kasenyi et Tchomia, situés à plus de cinquante kilomètres de Bunia (Ituri), elle a déclaré que les trente dernières années ont montré que « les armes ne constituent pas une véritable solution », après avoi constaté les difficultés auxquelles font face des milliers de personnes ayant fui les violences.
Sur le terrain, elle a recueilli des témoignages : « J’ai entendu des mères parler de la disparition de leurs maris, partis chercher du travail et qui ne sont jamais revenus. J’ai également entendu des témoignages sur les enfants qui n’ont pas accès à l’éducation, ou encore sur des personnes qui ne peuvent pas circuler librement faute de documents administratifs », a-t-elle déploré.
La responsable onusienne a également souligné l’impact des activités de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) sur la sécurité dans ces sites, à la suite des affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et ce mouvement rebelle.
Face à cette situation, Anne-Marie Dongi a promis de mener un plaidoyer auprès des autorités afin que les personnes déplacées puissent retrouver leur dignité.
Pour le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, la priorité reste le rétablissement des conditions de paix et de sécurité. « Le message que nous voulons porter est clair : la solution à tous ces problèmes, pour garantir un minimum de dignité à la population, c’est la paix », a-t-elle conclu.






