Au moins 15 000 enfants, issus des sept groupements de la chefferie des Bashu, en territoire de Beni (Nord-Kivu), sont dépourvus d’actes de naissance.
L’alerte est lancée par la société civile de cette entité, qui se dit inquiète de voir ces enfants privés de leur droit à la nationalité congolaise.
Son président interpelle le gouvernement congolais et ses partenaires afin qu’ils penchent de toute urgence sur cette situation.
Maombi Kahongya signale que cela fait déjà trois ans que la chefferie des Bashu traverse une situation très compliquée, à cause de l’absence de registres de naissance.
« La société civile forces vives de la chefferie des Bashu lance un cri d’alarme au gouvernement congolais et à ses partenaires afin qu’ils fassent le nécessaire pour acheminer les registres de naissance dans la chefferie des Bashu. Cette situation est dramatique, car elle prive nos enfants de leur droit fondamental à la nationalité congolaise, faute d’actes de naissance », a-t-il souligné.
Cet activiste s’étonne que les entités voisines disposant de registres de naissance en stock, alors que la chefferie des Bashu est oubliée.
Contacté, l’administrateur adjoint du territoire de Beni, le colonel Marcel Shalunga, confirme que cette situation est liée à plusieurs entités.
Il évoque des difficultés liées au transport des documents depuis Kinshasa, mais rassure sur leur régularisation.






