L’insécurité s’intensifie sur la route nationale numéro °2 (RN2) dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Entre octobre 2025 à ce jour, au moins 24 branques armées et 13 morts sur l’axe Kiwanja-Kanyabayonga, ont été signalés en 4 mois, indique la société civile locale.
Dans l’espace des deux derniers jours, soit entre lundi et mercredi 18 février, une dizaine de véhicules, dont des convois humanitaires, ont été la cible de coupeurs de route sur cet axe routier.
Un autre braquage a été signalé mardi dernier en fin d’après-midi, plusieurs voyageurs ont été blessés et dépouillés de tous leurs biens de valeur par des coupeurs de route, selon la même source.
Bilan depuis octobre 2025
La société civile dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire dans cette zone sous occupation de l’AFC/M23 :
Nombre d’incidents : plus de 24 attaques enregistrées en quatre mois, Pertes humaines : au moins 13 morts et une trentaine de blessés, Zones rouges : les tronçons Mabenga–Rwindi–Kanyabayonga et Vitshumbi–Rwindi–Kibirizi. Actes criminels : pillage des biens, dégâts matériels importants et enlèvements de voyageurs.
Selon la même source, les assaillants ne se limitent plus aux véhicules de transport. Des conducteurs de moto-taxis et leurs clients sont également victimes d’attaques successives dans la même zone.
Le bilan humain et matériel s’alourdit, jetant l’effroi parmi les usagers de cette voie vitale, selon les acteurs de cette structure citoyenne.
Le cœur du Parc National des Virunga est devenu le théâtre d’embuscades répétées. Mercredi dernier, aux alentours de 11 heures, deux véhicules d’organisations humanitaires ont été interceptés à Busendo, sur le tronçon Mabenga-Rwindi. L’un des véhicules transportait des médicaments essentiels destinés à la localité de Kibirizi, déplore la société civile de Rutshuru.
L’identité des assaillants reste floue
Bien que les auteurs de ces actes ne soient pas formellement identifiés, des témoins rapportent la présence d’hommes armés, portant parfois des uniformes militaires. Cette confusion sur l’identité des assaillants renforce le sentiment d’impuissance des populations civiles.
L’insécurité sur ces axes routiers menace non seulement la circulation des personnes et des biens, mais compromet également l’acheminement de l’aide médicale et humanitaire vers des zones déjà fragilisées par le conflit, déplore la société civile.






