Le tribunal militaire de garnison de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a lancé depuis jeudi 26 mars l’examen d’au moins 300 dossiers dans le cadre des audiences foraines organisées à la prison urbaine de Beni.
Ces audiences, appuyées logistiquement et techniquement par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), s’étendront sur une période de deux mois.
Il s’agit de dossiers datant de 2020 à 2023, dont la majorité concerne des prévenus ayant largement dépassé la durée légale de détention préventive sans jugement. Certains sont même décédés en détention sans jamais avoir été fixés sur leur sort.
Lors de la session de jeudi dernier, 33 dossiers ont été examinés, dont huit impliquant des femmes, parmi lesquelles un capitaine des FARDC.
Au total, 21 jugements ont été rendus pour des infractions telles que :
viole d’enfant, participation à un mouvement insurrectionnel, propagation de faux bruits.
Une trentaine d’autres dossiers impliquant des prévenus hommes — parmi lesquels des militaires des FARDC restent à examiner.
Les infractions concernées incluent :
viol d’enfant, meurtre, tentative de viol, participation à un mouvement insurrectionnel, perte d’arme.
A travers ces audiences foraines, les autorités judiciaires cherchent à accélérer le traitement des dossiers en souffrance et à désengorger la prison urbaine de Beni.
Construite pour 250 détenus, cette prison en accueille aujourd’hui plus de 2 000, dans des conditions de promiscuité extrême.




