Environ 40 103 cas de violences sexuelles basées sur le genre, dont 2 953 impliquant des filles de moins de 18 ans, ont été documentés en 2025 dans la province du Maniema.
Ces chiffres ont été livrés par la cheffe de la Division Genre, Famille et Enfants, Élisabeth Pua, qui alerte également sur la persistance des groupes armés dans certaines zones, qui continuent de traquer les femmes.
Elle plaide pour une implication plus ferme des autorités compétentes afin d’éradiquer ces fléaux dans la province.
La responsable déplore la situation de la femme du Maniema, qui selon elle a perdu sa dignité, alors qu’elle est au cœur de la société : celle qui donne la vie, qui éduque et qui porte les responsabilités familiales.
Élisabeth Pua regrette que, même lors de simples braquages dans la ville de Kindu, les auteurs ne se contentent pas de voler l’argent ou les biens de valeur : « On finit toujours par violer les femmes ».
En octobre 2024, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, avait lancé une proposition de loi sur la protection des femmes.
Cette initiative visait à renforcer la protection des droits des femmes, tant au foyer que sur le lieu de travail.
Devant la presse, Bahati Lukwebo avait expliqué que cette démarche mettait particulièrement l’accent sur :
le harcèlement sexuel, les discriminations professionnelles, ainsi que d’autres formes de violence dont les femmes sont victimes au quotidien.
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