Au moins 439 violations des droits de l’homme ont été répertoriées à travers la RDC en janvier 2026, principalement dans la partie Est en proie aux conflits. Ces chiffres sont contenus dans le rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), publié lundi 6 avril à Kinshasa.
Selon ce document, même si ce chiffre est en baisse par rapport au mois précédent, il ne reflète pas une réalité de la situation.
Le rapport indique que les violences demeurent élevées, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud‑Kivu et de l’Ituri, qui se concentrent à près de 97 % des cas.
Les groupes armés restent les principaux auteurs de violations, responsables de près de 70 % des abus documentés. Parmi eux figurent notamment :
L’AFC/M23, Les ADF, Des groupes Wazalendo, Les FDLR, Ainsi que d’autres milices locales.
Ce document pointe également la responsabilité des forces de sécurité nationales, impliquées dans près de 30 % des violations, y compris des membres des FARDC et de la Police nationale congolaise.
Autre sujet d’inquiétude retenu dans ce rapport, il y a des violences sexuelles liées aux conflits. Le BCNUDH a recensé 61 victimes en janvier, soit une baisse de 59 % par rapport à décembre 2025, mais ce phénomène demeure préoccupant.
Le Bureau note également un resserrement de l’espace civique : 42 acteurs politiques étaient encore détenus en janvier, dans un contexte marqué par des arrestations jugées arbitraires.
Sur le terrain, les civils restent les premières victimes :
Attaques ciblées, Enlèvements, Explosions dans des zones habitées.
Malgré quelques poursuites judiciaires engagées, la situation générale reste très préoccupante, conclut le BCNUDH.




