Le coordonnateur du Conseil interreligieux congolais (CIC), archevêque Dodo Kamba, a affirmé vendredi 13 février vouloir baliser la voie vers un dialogue non seulement inclusif, mais également sincère et utile.
Il consulte les acteurs politiques et sociaux du pays en vue de la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation.
Ce leader religieux salue la réceptivité des acteurs politiques rencontrés et estime que cette démarche devrait renforcer la confiance et prévenir la répétition des crises sécuritaires en RDC.
« Nous estimons que cela devra précéder le dialogue : une commission que nous appelons Vérité et Réconciliation. Ça va décrisper le climat politique. D’après le rapport à mi-parcours que nous avons dressé en interne, cela va aussi permettre aux politiques et aux responsables d’autres exactions de pouvoir de s’amender », a fait savoir l’archevêque Dodo Kamba.
Il a également expliqué que sa démarche s’inscrit dans le cadre de la justice transitionnelle, pouvant pousser les personnes concernées, dans la mesure du possible, à ce qu’il appelle la repentance.
Pour ce serviteur de Dieu, il s’agit d’une manière de se réconcilier avec le peuple, en demandant pardon pour toutes les actions qui ont détruit, fâché ou enduillé des familles.
« Nous reconnaissons qu’il ya eu, de part et d’autre, des ratés, des erreurs et des fautes. Il s’agit pour nous de baliser le chemin. Nous considérons cela comme une pluie qui vient amollir la terre », a poursuivi l’archevêque Dodo Kamba.
Après la ville de Kinshasa, le coordonnateur du CIC prévoit d’échanger avec les acteurs politiques et sociaux à travers le pays, y compris ceux qui se trouvent à l’étranger.






