Depuis l’occupation de Goma par l’AFC/M23, il y a plus d’une année, la ville de Beni est devenue le chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. Plusieurs services provinciaux de l’État y ont été relocalisés en un temps record afin d’assurer la continuité administrative. Cependant, a constaté Radio Okapi samedi 14 mars, les conditions de travail sont difficiles, avec des infrastructures et moyens limités.
Plusieurs services provinciaux de l’État ont été transférés à Beni depuis l’occupation de Goma par la rébellion de l’AFC/M23. Le gouverneur du Nord-Kivu a mis en place l’administration provinciale afin d’assurer la continuité des services publics. Toutefois, cette installation s’est faite sans moyens suffisants et dans des conditions jugées difficiles par plusieurs sources administratives.
Actuellement, le cabinet du gouverneur est installé à la mairie ; tandis que plusieurs services provinciaux fonctionnent dans des bureaux loués, avec des infrastructures limitées. Cette situation complique parfois le travail administratif et la coordination des services, indiquent des sources administratives.
Par ailleurs, de nombreux agents de l’État, ayant fui Goma en laissant leurs biens derrière eux, vivent aujourd’hui dans des conditions précaires à Beni. Certains, ayant requis l’anonymat, plaident pour un accompagnement accru du Gouvernement congolais en faveur des provinces du Nord et du Sud-Kivu, touchées par la guerre liée à l’AFC/M23.






