Le secteur de Ruwenzori, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), s’achemine vers un dénouement de la crise scolaire qui paralyse les écoles de Mutwanga et Nzenga depuis près de deux semaines. Ce vendredi 30 janvier, une réunion décisive s’est tenue pour évaluer la possibilité de la reprise des cours, suspendus à la suite de l’arrestation de deux enseignants impliqués dans une affaire de sanction corporelle ayant entraîné la mort d’un élève.
La grève, qui en est à son douzième jour, a été déclenchée par les enseignants pour exiger la libération de leurs collègues. Ces derniers avaient été transférés devant la justice après le décès d’un élève de l’Institut de Mutwanga, survenu à la suite d’une maladie après avoir subi une sanction physique.
Une médiation provinciale pour débloquer la situation
Face à l’impasse, Prisca Kamala Luanda, coordinatrice provinciale en charge de l’éducation, a dépêché une délégation pour rencontrer les syndicalistes et les parents d’élèves. Elle a assuré que le gouvernement provincial s’impliquait activement pour trouver une issue judiciaire et administrative à ce drame.
« La solution sera trouvée dans quelques heures. Nous encourageons les enseignants, dès la reprise des cours, à enseigner avec abnégation car cela fait déjà plus d’une semaine que les enfants ne sont pas à l’école », a déclaré Prisca Kamala Luanda.
Rattraper le temps perdu
L’enjeu majeur reste désormais le calendrier scolaire. La coordinatrice a exprimé sa confiance envers les enseignants pour leur capacité à rattraper le retard accumulé.
Une séance de mise au point finale a été organisée ce vendredi à Mutwanga. Elle a réuni :
- Les enseignants des écoles de Mutwanga et Nzenga
- Les représentants des élèves et des comités de parents
- Les autorités locales du secteur de Ruwenzori
A l’issue de cette rencontre, les participants devraient confirmer la faisabilité d’une reprise effective des cours dès le début de la semaine prochaine, afin de sécuriser l’année scolaire des enfants de la sous-division de Bulongo.
Jusque ce vendredi soir, Radio Okapi n’avait pas encore reçu les informations sur la décision émanant de cette rencontre.






