La fermeture soudaine de l’espace aérien de villes de la région du Golf notamment Dubaï et de Doha, consécutive aux frappes iraniennes, a plongé plusieurs voyageurs dans l’incertitude. Parmi eux, figure un touriste de la RDC, qui témoigne, ce jeudi 5 mars, de son calvaire enduré depuis le 28 février, date à laquelle son vol retour via Qatar Airways avait été annulé.
Selon son récit, tout a commencé lorsqu’il a reçu un mail annonçant la fermeture de l’espace aérien qatari. Quelques minutes plus tard, les informations confirmaient également la fermeture de l’aéroport de Dubaï, rendant tout retour impossible. « J’avais tout préparé pour rentrer… Et voilà que l’hôtel nous annonce qu’il ya eu des frappes, des drones ici à Dubaï », raconte-t-il.
Pas de solution à l’Ambassade !
Contraint de prolonger son séjour, il a dû payer deux nuits supplémentaires, puis s’est retrouvé sans argent, sans crédit téléphonique, et incapable d’accéder à Internet autrement que via le Wi-Fi de l’hôtel. Lorsque son délai de séjour payé a expiré, l’hôtel l’a sommé de libérer la chambre : « J’ai été mis dehors pendant quatre, cinq heures. Je n’avais rien ».
Après avoir fouillé ses poches ainsi que son portefeuille de fond en peigne, il a trouvé une petite somme. Avec ces peu de dollars, il parcourt la ville à pied, frappant aux portes de plusieurs hôtels avant d’en trouver un à prix abordable. Il parvient à payer une nuit :
« J’ai couru d’hôtel en hôtel pour trouver le moins cher possible, juste pour une nuit, en attendant qu’on m’envoie de l’argent ».
Puis il reçoit un transfert d’argent depuis Kinshasa lui permettant de régler cinq nuits supplémentaires. Cependant ce répit est temporaire : ce samedi soir 7 mars, son séjour payé prend fin.
Face à la détresse, il écrit à l’ambassade de la RDC à Dubaï, qui lui répond et lui transmet des formulaires de recensement à remplir. Selon lui, d’autres Congolais se sont rendus physiquement à la représentation diplomatique mais sans trouver une véritable solution.
« Jusqu’à présent, il n’y a aucune solution. On est là, on attend », confie-t-il épuisé par ces jours d’incertitudes.
Pour ces voyageurs bloqués, l’incertitude persiste tant que les aéroports n’auront pas rouvert leur espace aérien. En attendant, ils tentent de survivre dans une ville où chaque nuit d’hôtel coûte cher, espérant une issue rapide à cette crise inattendue.
Appel à suivre des consignes strictes
Dans une note officielle datée du 3 mars 2026, l’Ambassade de la RDC aux Émirats arabes unis reconnaît la gravité de la situation et invite les ressortissants congolais à respecter les mesures locales de sécurité, compte tenu des « menaces potentielles de missiles » dans la région.
Le document recommandé :
De se mettre à l’abri dans des bâtiments sécurisés De s’éloigner des fenêtres, portes et zones ouvertes De rester serein
Pour les visiteurs en difficulté ou dont le retour est compromis, l’ambassade conseille de contacter :
la compagnie aérienne ayant émis le billet, l’agence de voyage, la compagnie ayant délivré le visa ou l’assurance.




