La décision rendue mardi 17 mars par le Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), qui a déclaré l’équipe nationale sénégalaise forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 et accordé la victoire sur tapis vert à l’équipe nationale marocaine a provoqué une très vive réaction institutionnelle à Dakar.
Dans un communiqué officiel publié sur sa page Facebook mardi 17 mars au soir, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a déclaré une décision qu’elle juge « unique, sans précédent et inacceptable ».
L’instance dirigeante du football sénégalais affirme avoir reçu la notification officielle de la CAF le 17 mars, avant de contester immédiatement la décision dans les termes les plus fermes.
Une décision « unique » et une mise en demeure
Selon le communiqué accessible sur les réseaux sociaux officiels de la FSF, la Fédération rejette en bloc le jugement du jury d’appel, estimant que l’annulation du résultat sportif « jette le discrédit sur le football africain ». Elle qualifie la modification rétroactive du résultat qui avait pourtant été joué et remporté par le Sénégal sur le terrain, de « décision arbitraire et infondée en droit ».
La FSF a notamment mis en demeure la CAF de suspendre l’exécution de sa décision dans un délai de 24 heures, en attendant l’examen des voies de recours légal. Cette mise en demeure constitue une première étape avant toute action judiciaire plus formelle.
Appel au Tribunal arbitral du sport (TAS)
Dans le même communiqué, la Fédération sénégalaise confirme son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne, en Suisse, pour contester la décision du jury d’appel. Ce recours international, envisagé comme la seule issue devant une instance indépendante, vise à obtenir l’annulation de la sanction et la restauration officielle du titre continental que le Sénégal avait pourtant remporté le 18 janvier dernier à Rabat contre le Maroc.
La FSF rappelle que le Sénégal a toujours respecté ses obligations sportives et réglementaires tout au long de la compétition et rejette l’interprétation de la CAF sur le départ momentané des joueurs en protestation contre une décision arbitrale.






