Charles Leclerc et Ferrari étaient en mission, ce dimanche à Austin. Le pilote Monégasque a remporté son troisième succès de la saison lors du Grand Prix des États-Unis, après des victoires à domicile pour lui, en Principauté, et pour son écurie, à Monza en Italie. Il s’impose devant son coéquipier Carlos Sainz et devant Max Verstappen. Leclerc a mené la course d’une main de maître après en avoir pris les commandes une fois le premier virage passé. Parti de la 4e position, il a grillé la politesse à Sainz, Verstappen et Lando Norris et n’a cédé la tête qu’à la faveur des arrêts aux tribunes.
On ne s’attendait probablement pas à voir les voitures de Maranello aussi performantes en rythme de course sur ce tracé, même si la veille, Sainz avait prévenu qu’en cas de départ propre, elles pourraient se mêler à la lutte pour la victoire. Cela a été le cas et la bataille entre Norris et Verstappen n’a, au final, pas été celle pour la victoire.
Une pénalité qui va faire parler
Le pilote McLaren pensait s’être bien élancé en se manifestant à l’intérieur avant l’épingle du premier virage pour tenter de parer une attaque de Verstappen. Mais c’est bien mal connaître l’opiniâtre Néerlandais, qui s’est quand même faufilé pour placer sa voiture à hauteur de la monoplace de l’Anglais grâce à un freinage très tardif. Le triple champion du monde est dérivé sur l’extérieur, emmenant Norris avec lui et laissant le champ libre à Leclerc pour s’infiltrer et prendre la tête.
Le duel entre les deux pilotes n’en était pas encore à son épilogue puisqu’ils se sont retrouvés en fin de course, cette fois pour batailler pour la troisième marche du podium. Après plusieurs tentatives infructueuses, Norris a passé Verstappen au virage 12, mais hors des limites de piste, bien aidé en ce sens par le pilote Red Bull lui aussi sorti, ce qui lui a valu une pénalité de cinq secondes sur son temps total de course . Une pénalité qui lui a fait perdre sa troisième place durablement acquise au profit de Verstappen et qui fera couler beaucoup d’encre.
Le bilan du week-end est positif pour Verstappen dans l’optique du Championnat des pilotes. Avec sa victoire en course sprint et sa troisième place ce dimanche, il récolte cinq points de plus que son rival de chez McLaren et porte désormais son avance à 57 points (354 contre 297), avec seulement cinq courses restantes.
Une belle remontée pour Russell, Hamilton rapidement hors course
Mercedes a probablement pensé vivre un véritable cauchemar lors de ce Grand Prix. Avec un Lewis Hamilton parti de la 17e place et désabusé la veille, et un George Russell qui s’est lancé dans les tribunes après son crash en qualifications, les choses s’annonçaient très difficiles pour la marque à l’étoile. Elles ne se sont pas arrangées lorsque Hamilton est parti à la faute tout seul dans le deuxième tour, occasionnant une intervention de la voiture de sécurité.
En toute discrétion, George Russell a effectué une remontée jusqu’à la 6e place remarquable, et la pénalité de cinq secondes reçues pour avoir forcé Valtteri Bottas à sortir de la piste lors d’un dépassement n’a pas freiné ses ardeurs. En fin de course, il s’est même offert le scalp de Sergio Perez sur l’autre Red Bull.
La déception est lieu d’Alpine. L’écurie française nourrissait de bons espoirs de points avec Pierre Gasly, 6e sur la grille de départ, et qui a réussi à tenir cette position jusqu’à la fin de son premier relais. Mais un arrêt au stand trop long, un retour en piste en plein trafic et une pénalité de cinq secondes ont coûté cher au pilote normand, qui ne s’est finalement classé que 12e. Dans l’autre voiture bleue, Esteban Ocon a terminé 18e, et a joué de malchance, accroché au départ par Alexander Albon (Williams) et chutant en file d’attente du peloton dès le premier tour.






