Un an après l’occupation de Goma par l’AFC/M23, des milliers de ses habitants qui ont fuient la guerre et vivent loin de leurs foyers, dispersés dans d’autres villes congolaises ou à l’étranger. À Beni, devenu chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, les déplacés tentent de rebâtir leur quotidien malgré la séparation familiale, la précarité et une incertitude persistante.
Une femme hébergée dans une famille d’accueil à Beni déplore sa séparation d’avec ses enfants et son mari, dispersés dans d’autres villes. Elle lance un cri du cœur : « Les armes doivent se taire. Nous devons retrouver nos enfants, nos époux, nos maisons et les chemins abandonnés à mi-chemin. Nous sommes des humains. »
Un autre déplacé, épuisé par l’attente et les négociations interminables, interpelle les autorités : « Leurs discussions ont trop duré. Plus le temps passe, plus la précarité s’aggrave. Qu’ils arrêtent d’abord la guerre et trouvent des solutions rapides pour nous aider à revivre. »
Combat quotidien
Pour les déplacés internes, chaque jour à Beni ravive la douleur de l’exode et l’espoir d’un retour. Ils affirment que la paix reste lointaine, transformant leur refuge provisoire en un lieu de survie précaire.






