Les organisations de la société civile, notamment Open Secrets, la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) et Le Congo N’est Pas À Vendre (CNPAV), intimées la National Prosecuting Authority (NPA) sud-africaine à accélérer les enquêtes sur une plainte pénale mettant en lumière les accusations de blanchiment d’argent visant les proches de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila. Ces accusations s’appuient sur les révélations du rapport Congo Hold-up, publiées en 2021.
Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi à Kinshasa, Jimmy Kande, membre du CNPAV, a souligné que **Congo Hold-up** détaille le commentaire Francis Selemani, frère adoptif de Joseph Kabila, a dissimulé des millions de dollars détournés en acquérant des biens immobiliers aux États-Unis et en Afrique du Sud. Selon les organisations, six des saisies de propriétés identifiées en Afrique du Sud ont déjà été des revenus depuis la publication du rapport, rendant difficile toute récupération des fonds détournés.
« L’inaction des autorités sud-africaines signifie que, à mesure que ces propriétés sont des revenus, l’argent issu de la corruption s’évanouit et devient irrécupérable », a déclaré Jimmy Kande.
La plainte pénale, déposée il y a plus de 19 mois auprès de la NPA, visait à saisir ces biens et à restituer les fonds au peuple congolais. Mais les organisations dénoncent l’absence de communication sur l’enquête depuis le 9 avril 2024, malgré des demandes répétées.
Jimmy Kande a également exhorté les autorités congolaises à agir. « Nous exigeons au président Félix Tshisekedi d’ouvrir les pancartes et de fouiner dans le passé pour que la justice soit rendue au peuple congolais », a-t-il ajouté.
Congo Hold-up, basé sur l’analyse de 3,5 millions de documents, révèle comment la banque BGFI a été utilisée pour détourner des fonds publics en RDC. Ce rapport a mis en lumière les mécanismes financiers ayant enrichi le cercle rapproché de Joseph Kabila sur une période de dix ans.
Les organisations appellent les gouvernements sud-africains et congolais à intensifier leurs efforts pour s’assurer que les fonds détournés soient récupérés et restitués aux citoyens congolais.
Bruno NSAKA






