Plus de trois semaines après le lancement de l’opération de contrôle des documents de transport et des véhicules, les autorités provinciales dressent un bilan qu’elles jugent « positif ». Sur plusieurs axes routiers de Kinshasa, policiers et agents de circulation multiplient les vérifications dans le cadre d’une campagne présentée comme un moyen de lutter contre les embouteillages, les faux documents et l’insécurité routière.
Lancée le lundi 26 janvier par le gouverneur Daniel Bumba, cette opération vise, à « assainir le secteur du transport » et à « restaurer l’ordre sur les grandes artères de la capitale ». Il assure que les contrôles ont permis de déceler plusieurs cas d’irrégularités et promettent de maintenir la pression dans les semaines à venir.
Mais sur le terrain, le ressenti est contrasté. Plusieurs chauffeurs et usagers dénoncent des contrôles jugés excessifs, voire arbitraires. Certains parlent d’abus et de tracasseries, estimant que l’opération perturbe davantage la circulation qu’elle ne la régule.
Cette opération, bien que nécessaire pour l’ordre urbain, alimente les tensions. Kinshasa attend fluidité et équité pour tous les usagers.
Question :
Quel bilan peut-on dresser de l’opération de contrôle des documents des véhicules dans la ville de Kinshasa plus de trois semaines après ?
Invitations :
Bienvenu Kakule Kimbula, président de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO),
Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise,
Vale Manga, président honoraire de la Commission Nationale de la Prévention Routière (CNPR). Il est expert en transport multimodal et sécurité routière.
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