Au lendemain de la démission de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice‑président du Sénat, la classe politique congolaise apparaît profondément divisée.
Un premier camp, composé de membres de l’Union sacrée, exprime un désaveu clair envers le sénateur démissionnaire, qu’il accuse d’avoir engagé la famille politique sans mandat sur la question sensible de la révision constitutionnelle.
Ces acteurs invitent Bahati Lukwebo à tirer les conséquences politiques de sa prise de position.
Dans un communiqué parvenu aux médias, l’Union sacrée de la Nation affirme avoir pris acte de sa démission et annonce la désignation imminente d’un candidat pour lui succéder.
Un second camp, constitué de membres de l’Opposition et de la société civile, s’inquiète au contraire d’un climat politique jugé peu favorable à la liberté d’opinion au sein de la plateforme présidentielle.
Selon eux, cette démission soulève des interrogations sur l’espace de débat démocratique au sein de la majorité.
Un poste stratégique au sein du Sénat
Au‑delà des réactions politiques, la démission de Bahati Lukwebo met en lumière le rôle du deuxième vice‑président du Sénat.
Au sein du Bureau, il est notamment chargé :
- du contrôle parlementaire,
- des relations avec certaines institutions telles que la Cour des comptes et le Conseil économique et social,
- de la suppléance du premier vice‑président en cas d’absence,
- de la coordination de plusieurs activités administratives,
- et du suivi des travaux parlementaires.
En tant que membre du Bureau, il contribue également à veiller au respect du règlement intérieur et au bon déroulement des travaux au sein de l’hémicycle.






