Cinq mois après la finale de la 59e édition de la Coupe du Congo, l’Association Sportive Simba, club vainqueur attend toujours le versement de la prime promise, estimée à 250 000 dollars. Depuis le 20 juillet 2025, date du sacre, aucune communication officielle n’est venue éclairer le sort de cette récompense pourtant annoncée.
À ce jour, ni calendrier de paiement ni explication formelle n’ont été rendus publics. Le dossier, selon plusieurs sources, serait toujours en attente au niveau de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Aucune raison administrative ou bancaire n’a été avancée pour justifier ce retard prolongé.
Toujours selon les mêmes sources, le blocage serait lié à des exigences informelles de certains intermédiaires, qui conditionneraient l’accélération du traitement du dossier à l’octroi d’une commission. Une pratique qui, si elle était avérée, poserait de sérieuses questions sur la gouvernance et la transparence dans la gestion des compétitions nationales.
Cette situation place la Coupe du Président dans une position délicate. Associée au nom du Chef de l’État, la compétition se retrouve malgré elle au centre d’une polémique liée non pas au jeu, mais au non-respect des engagements financiers. Une image préjudiciable , tant pour l’institution que pour le football congolais dans son ensemble.
De son côté , le club Simba, vainqueur sur le terrain, reste dans l’attente. Après l’effort sportif, la reconnaissance financière tarde à suivre. Une réalité qui rappelle que, dans le contexte congolais, les difficultés commencent parfois après le coup de sifflet final, loin des pelouses, dans les circuits administratifs.
Face à cette impasse, une implication des autorités compétentes, notamment la Présidence de la République et le ministère des Sports, apparaît nécessaire. Non pour ouvrir un nouveau débat, mais pour rappeler un principe simple : une compétition se gagne sur le terrain et la prime qui l’accompagne doit être versée dans les délais.
Au-delà du cas de Simba, c’est la crédibilité des compétitions nationales qui est en jeu. Le football congolais ne peut durablement se construire sans le respect des engagements pris envers ses acteurs. La confiance, comme les trophées, se mérite. Mais elle se préserve surtout par des actes.
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