En Linafoot Ligue 1 , il y a des dynamiques qui ne trompent pas. Des séries qui racontent plus que des scores. Et parfois, un simple changement sur le banc suffit à réécrire tout un scénario. Le CS Don Bosco en est la preuve vivante.
Dimanche 5 avril 2026, les Salésiens ont validé leur billet pour les play-offs après une victoire maîtrisée face à l’AS Saint-Luc. Un succès de plus dans une série qui commence à faire du bruit. Mais derrière cette montée en puissance, un nom revient avec insistance. Celui d’Isaac Kasongo Ngandu.
Kasongo Ngandu, un choix fort dans l’urgence
Tout s’est joué début mars. Une défaite de trop, face à la JS Groupe Bazano, et la direction tranche. Pamphile Mihayo est remercié. La décision tombe vite. Sans trop de suspense. Isaac Kasongo Ngandu prend les commandes le 2 mars.
Un choix qui, à ce moment-là, ressemble à un pari. L’ancien joueur du TP Mazembe connaît la maison, connaît le championnat, mais arrive dans un contexte tendu. L’équipe doute. Les résultats ne suivent plus. Il faut relancer la machine et vite.
Sept matchs pour changer une saison, le pari fou
Le football va parfois très vite. En sept matchs, Kasongo Ngandu a transformé l’ambiance. Cinq victoires, deux matchs nuls. Une série propre, sans bruit inutile, mais terriblement efficace. Quatorze buts marqués. Sept encaissés.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. Mais au-delà des statistiques, c’est surtout l’équilibre qui impressionne. Une équipe capable d’attaquer sans se désorganiser. De défendre sans subir. Le Don Bosco version Kasongo n’est pas spectaculaire en permanence. Il est solide. Et surtout, il sait où il va.
Le CS Don Bosco, une équipe qui a retrouvé ses repères
Sur le terrain, les automatismes reviennent. Les lignes sont plus compactes. Les transitions plus rapides. Et dans les moments clés, l’équipe ne panique plus. Autour de joueurs comme Seydou Mpoyi, le groupe a retrouvé une forme de sérénité.
On sent moins de précipitation, plus de maîtrise. Même dans les déplacements, souvent piégeux dans ce championnat, le Don Bosco répond présent. À Kananga, les Salésiens ont pris quatre points sur six possibles. Un résultat qui confirme que cette équipe a appris à voyager.
Avant d’affronter l’US Tshinkunku, Kasongo Ngandu l’avait résumé simplement : « prendre des points, peu importe la manière ». Depuis, son équipe applique ce principe à la lettre.
Une méthode simple, mais assumée
Il n’y a pas de révolution spectaculaire dans le jeu. Pas de système complexe ou de discours grandiloquent. Kasongo Ngandu a fait plus simple. Il a remis de l’ordre.
Chacun connaît son rôle. Les efforts sont partagés. Et surtout, l’équipe joue avec une forme de discipline qui lui manquait auparavant.
Dans un championnat où les détails font souvent la différence, cette rigueur change tout. Le Don Bosco ne cherche pas à séduire. Il cherche à gagner. E pour l’instant, ça fonctionne.
Une attaque qui répond, une défense qui tient
Avec 40 buts inscrits , le CS Don Bosco s’impose comme la troisième meilleure attaque du groupe A. Mais ce qui marque le plus, c’est la constance. L’équipe marque régulièrement, sans dépendre d’un seul joueur. Derrière, la défense suit. Troisième meilleure du groupe également.
Cet équilibre attaque-défense, souvent difficile à trouver, est aujourd’hui l’une des forces majeures du club. Il donne de la crédibilité au projet. Et surtout, il installe le Don Bosco parmi les équipes à suivre dans cette phase décisive.
Les play-offs en ligne de mire
L’objectif immédiat est atteint. Le CS Don Bosco sera au rendez-vous des play-offs. Mais dans le vestiaire, personne ne parle de simple participation.
Le regard est déjà tourné vers le classement final. Les trois premières places, synonymes de qualification aux compétitions africaines interclubs, sont dans toutes les têtes. Et avec la dynamique actuelle, cet objectif n’a rien d’irréaliste.
Isaac Kasongo Ngandu, l’homme derrière la dynamique
Dans ce renouveau, Isaac Kasongo Ngandu n’est pas seul. Mais il incarne quelque chose. Une forme de calme. Une lecture juste des situations. Et surtout, une capacité à faire adhérer un groupe en peu de temps.
Ce n’est pas toujours visible. Pas toujours spectaculaire. Mais c’est souvent ce qui fait la différence sur la durée. Le choix de la direction, critiqué au départ par certains, semble aujourd’hui validé par les faits. Le timing était bon. L’homme aussi.
Un projet qui prend forme
Au-delà des résultats, c’est une direction qui se dessine. Le Don Bosco ne donne plus l’impression de subir sa saison. Il la construit. Match après match. Point après point en témoigne son dernier match joué à domicile face à l’Association Sportive Simba (1-1).
Il reste des étapes. Des matchs difficiles. Des moments où tout peut basculer. Mais une chose est sûre, cette équipe a retrouvé une base. Et dans un championnat aussi exigeant, c’est souvent le plus important.
Et maintenant, les play-offs !
La vraie épreuve commence. Les play-offs vont redistribuer les cartes. Les adversaires seront plus solides. Les marges plus fines.
Mais le CS Don Bosco arrive avec une certitude. Celle d’avoir trouvé un équilibre. Et peut-être, surtout, celle d’avoir trouvé l’homme qu’il fallait au bon moment.
Germain Ngoy






