La Constitution de la RDC, promulguée depuis 20 ans, continue de diviser les acteurs de la classe politique congolaise.
Si les uns, membres de l’Union sacrée de la nation, optent pour sa révision ou son changement, les autres, membres de l’opposition, sont contre cette démarche.
Ce bras de fer a été observé lors d’un colloque scientifique ouvert mercredi 25 février au Pullman Kinshasa à l’initiative de la Fondation Konrad Adenauer.
Pour la Fondation Konrad Adenauer, l’objectif de cette rencontre était d’identifier, sans tabou, les lacunes du texte tout en célébrant sa longévité.
Pour André Mbata, député national et cadre de l’UDPS, si l’actuelle Constitution est la « meilleure » que le pays ait connu, elle ne saurait être gravée dans le marbre. « Aucune Constitution n’est immuable », avait-t-il martelé.
Face aux velléités de révision ou de changement, portées par certains cadres de la majorité, l’opposition a exprimé son scepticisme, pointant du doigt les problèmes de gestion plutôt que les textes juridiques.
« Quelle est la disposition constitutionnelle qui empêche aujourd’hui le gouvernement d’améliorer les conditions de vie des Congolais ? » s’est exprimé Devos Kitoko, secrétaire général de l’ECiDé, qui a vivement réagi lors des échanges, estimant que la priorité devrait être la réponse aux besoins sociaux de base.
Question :
-Quelle analyse peut-on faire de la révision ou du changement de la constitution de la RDC 20 ans après sa promulgation ?
Invitations :
-Ntumba Bintu Tshiabola, député national honoraire et cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
-Prince Epenge, président du parti politique ADD Congo et porte-parole de la coalition Lamuka.
-Alidor Tshibanda, docteur en Sciences politiques de l’Université de Kinshasa et enseignant à l’Université pédagogique nationale (UPN). Il s’intéresse à l’Etat et à la démocratie.
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