Le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa, a lancé ce lundi 12 janvier à Kinshasa la campagne nationale de vulgarisation de la loi n°25/045 du 1er juillet 2025.
A travers cet acte, il vise à rendre durable la gestion de l’espace congolais et à mettre fin au décret colonial de 1957, totalement déconnecté des réalités démographiques et économiques du XXIᵉ siècle. La promulgation de cette loi par le Chef de l’État constitue le pivot d’un nouveau contrat social territorial.
Pour le ministre de l’Aménagement du territoire, cette réforme n’est pas qu’un texte juridique supplémentaire, mais plutôt un instrument de souveraineté visant à optimiser l’affectation des espaces, à renforcer la compétitivité des provinces et à réduire ces disparités territoriales qui ont trop longtemps freiné l’intégration nationale.
En harmonisant la planification spatiale avec la configuration administrative définie par la Constitution de 2006, Jean-Lucien Bussa positionne l’aménagement du territoire comme le socle indispensable sur lequel doit reposer toute l’armature urbaine et rurale du Congo de demain.
Des innovations majeures
Cette nouvelle loi introduit des innovations majeures qui bouleversent la gestion traditionnelle des ressources physiques du pays.
Le ministre a détaillé avec une précision chirurgicale les avancées qui feront désormais autorité :
la mise en cohérence des priorités de développement avec les décisions de répartition spatiale ; la protection des intérêts vitaux des populations grâce aux sauvegardes sociales ; l’intégration rigoureuse de l’évaluation environnementale stratégique.
L’une des pièces maîtresses de ce dispositif est l’institutionnalisation d’un cadre de financement pérenne, ainsi que la création de l’Observatoire National de l’Aménagement du Territoire (ONAT), véritable sentinelle du suivi territorial.
Jean-Lucien Bussa a également insisté sur l’importance des Conseils d’Aménagement du Territoire, ces instances consultatives qui éclaireront désormais les processus décisionnels.
Cette synergie institutionnelle, complétée par le Conseil National de l’Aménagement du Territoire, garantit une coordination intersectorielle sans précédent, entraînant les chevauchements de compétences entre les ministères et assurant une gestion harmonieuse de chaque kilomètre carré du territoire national.
Plaidoyer pour l’action collective
La réussite de cette loi dépend avant tout de son appropriation par tous les acteurs de la vie nationale, un défi que Jean-Lucien Bussa a relevé en lançant un appel vibrant à la mobilisation générale.
En saluant le travail minutieux des experts et l’implication des Secrétaires généraux, ce membre du Gouvernement Suminwa a souligné que ce texte est le fruit d’une maturation collective exemplaire.
Il a également précisé un message de gratitude aux partenaires techniques et financiers, avec une mention spéciale pour le FONAREDD, dont il souhaite voir le rôle de mobilisateur se renforcer dans la chaîne d’appui à l’aménagement du territoire.
Jean-Lucien Bussa souhaite par ailleurs que la vulgarisation de cette loi soit totale, en touchant les institutions provinciales, les Entités Territoriales Décentralisées, le secteur privé, mais aussi et surtout les communautés locales et les peuples autochtones pygmées.






