Les services de défense et de sécurité ont lancé, vendredi 20 février, une opération de démantèlement de fumoirs et de maisons de tolérance dans la commune rurale de Mangina, située à une trentaine de kilomètres de la ville de Beni, au Nord-Kivu.
Cette intervention fait suite à une alerte lancée par la société civile locale, qui dénonçait la présence, dans la région, de cachettes utilisées par des bandits armés ainsi qu’une dépravation des mœurs en pleine expansion.
Les militants des droits de l’homme de Mangina saluent cette initiative et appellent à la poursuite de l’opération jusqu’à l’éradication complète de ces lieux de débauche.
L’un d’eux, Musubao Kiwanza, a exprimé sa gratitude envers le comité de sécurité de Mangina ainsi qu’envers l’auditorat militaire, tout en encourageant la continuité de l’opération :
« Il ne faut pas s’arrêter, parce que s’il ya une trêve, ces gens vont se réorganiser. Nous voulons que le comité de sécurité de Mangina poursuive cette opération sans relâche afin de nous assurer que le chanvre et les fumoirs soient définitivement supprimés ».
Par ailleurs, cet activiste estime essentiel de traquer les maisons de tolérance, qu’il accuse d’abriter des bandits armés et de servir de lieux où « les enfants sont en train d’être détruits ».
Selon Musubao Kiwanza, le moral des enfants, des jeunes filles et des jeunes garçons est gravement affecté dans ces espaces.
« Nous exigeons que l’État congolais, à travers notre comité de sécurité de Mangina, puisse poursuivre cette opération », at-il conclu.






