Le médecin chef de zone de santé de Rutshuru, Dr Christian Bitwayiki, apporte ce mercredi 4 mars des précisions importantes au sujet des décès liés au VIH dans cette partie du Nord-Kivu. Réagissant à un rapport de l’organisation Actions pour la Protection Civile et le Développement, qui évoquait près de 1 000 décès liés au VIH, il affirme que ces chiffres ne correspondent pas à la réalité.
Selon le Dr Christian Bitwayiki, les données officielles, disponibles et vérifiables, font état de 13 décès liés au VIH en 2025 dans la zone de santé de Rutshuru, et 37 décès pour l’ensemble du territoire de Rutshuru sur la même période.
Il explique que la confusion vient souvent d’une mauvaise compréhension de ce qu’est un « décès lié au VIH » :
« Un décès lié au VIH concerne une personne vivante avec le VIH qui développe les complications du VIH et qui en meurt. Tandis qu’une personne vivant avec le VIH qui meurt d’une autre cause (paludisme, accident vasculaire cérébral, complications de la fièvre typhoïde) ce n’est pas un décès lié au VIH même si la personne a vécu avec le virus ».
Le médecin rappelle ainsi que tous les décès de personnes séropositives ne sont pas imputables au VIH, seuls ceux causés par les infections opportunistes ou certains cancers associés sont contractés comme tels.
Tout en corrigeant les chiffres, le Dr Bitwayiki reconnaît que le VIH demeure une priorité majeure pour la zone de santé de Rutshuru. Il appelle les partenaires techniques et financiers à renforcer leur engagement pour soutenir une riposte coordonnée et centrée sur les besoins réels de la population.






