Les habitants du village Mukumbi reprochent à l’entreprise minière CHEMAF de les avoir dépossédés de leurs terres, dans la province du Lualaba.
Selon les témoignages des victimes, l’arrivée de cette société minière a sonné le verre de leur stabilité socio-économique.
Ils affirment avoir vu leurs champs être détruits et leurs habitations rasées pour laisser place aux moteurs miniers.
Une précarité extrême
Privés de leurs moyens de subsistance, de nombreux déplacés vivent désormais dans des conditions d’insalubrité totale.
« Nous passons la nuit dans des églises. Nos enfants ne sont plus scolarisés car nous avons tout perdu », déplore un habitant lors d’une déclaration publique.
Les témoignages font état de biens brûlés et d’une évacuation brutale sans aucune mesure d’accompagnement ni compensation financière.
Les points de revendication des villageois sont clairs :
Indemnisation juste et préalable : Le paiement des dommages pour la perte des cultures et des habitations.
Relocalisation digne : L’accès à un site de recasement sécurisé et viable.
Appel à la Gouverneure Fifi Masuka
Face à ce qu’ils sont qualifiés d’injustice, les habitants de Mukumbi se tournent vers le pouvoir provincial. Ils sollicitent l’implication personnelle de la gouverneure, Fifi Masuka, pour arbitrer ce conflit qui oppose une communauté locale à un géant minier. « Mukumbi est notre village, nous y avons vécu des années. Que maman Fifi écoute nos pleurs », plaident les victimes.
À ce jour, les tentatives de Radio Okapi pour obtenir la version des faits de l’entreprise Chemaf, ainsi que celle du ministre provincial des Mines, sont conservées sans réponse.





