La ville de Beni, dans la province du Nord‑Kivu, traverse depuis ce samedi 7 mars une crise aiguë du carburant. Le prix d’un litre d’essence est passé en quelques heures de 2 500 FC (1.1USD) à 8 000 FC (3.6 USD) , soit plus du triple du tarif habituel, chez les revendeurs informels communément appelés « Kadhafi ».
Le choc résultant du blocage, au Kenya, des camions-citernes qui ravitaillent la région de Beni, Kasindi et Butembo, pour une raison encore inconnue.
Depuis samedi matin, aucune station‑service n’est opérationnelle à Beni.
Les responsables affirment que leurs camions sont immobilisés « au site de ravitaillement au Kenya » et disent ignorer les raisons de cette suspension. Craignant d’épuiser leurs réserves, ils ont choisi de fermer toutes les stations.
Conséquence immédiate :
la circulation est fortement réduite ; le prix des courses en moto‑taxi à grimpé ; les habitants recherchent désespérément du carburant auprès des vendeurs informels.
Les revendeurs « Kadafi » profitent de la pénurie
Face à l’absence de carburant dans les stations officielles, les petits revendeurs — communément appelés Kadafi — ont pris le relais.
Le litre d’essence qu’ils vendaient à 3 500 FC en début de semaine, atteint désormais 8 000 FC dans ces points de vente informels.
Des bousculades ont été fréquentées devant ces points de vente, où automobilistes et motocyclistes tentent de s’approvisionner malgré les prix exorbitants.
Kasindi-Lubirigha : appel à éviter la spéculation
À Kasindi-Lubirigha, principal point d’entrée des produits pétroliers dans la région, le chef du service national de l’Économie appelle les vendeurs à éviter la spéculation, afin de ne pas aggraver davantage la crise.
Une réunion d’urgence était annoncée pour ce samedi après‑midi. Son objectif : trouver des solutions immédiates pour éviter une paralysie totale et limiter les répercussions sur le quotidien des habitants.
Les habitants de Beni espèrent un déblocage rapide de la situation






