Plus de cinquante femmes déplacées ont dénoncé, mardi 24 mars 2026, à Beni, les conditions de vie difficiles dans lesquelles elles survivent, notamment le manque d’accès aux soins de santé. Elles se sont exprimées lors d’un échange avec les autorités et des organisations locales, organisé par le Collectif des radios et télévisions communautaires du Nord-Kivu (CORACON).
Originaires de Goma, Masisi et Rutshuru, ces femmes ont décrit les réalités auxquelles elles font face au quotidien en tant que personnes déplacées. Elles ont cité notamment :
Nicole Mukobelwa, journaliste déplacée de Goma vivant à Beni, affirme que cette initiative arrive à point nommé.
Elle souligne qu’il s’agit d’une occasion importante pour exposer leurs difficultés, notamment dans le domaine de la santé :
« Il y a plusieurs problèmes à régler. On ne savait pas vers qui se tourner pour exposer nos difficultés… Certaines concernent la santé, et heureusement, un représentant de l’UNFPA était présent pour nous écouter ».
Les veuves de militaires ont également pris part à cet échange. Comme les femmes déplacées, elles sont confrontées à de multiples difficultés pour survivre, notamment l’insécurité persistante et l’absence de mécanismes efficaces pour porter leurs plaintes et préoccupations.
De leur côté, les autorités provinciales ainsi que les organisations présentes ont promis d’accompagner ces femmes, en particulier les journalistes déplacés et les veuves de militaires, afin que leurs préoccupations soient prises en compte et que des solutions adaptées soient mises en œuvre.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de plaidoyer visant à renforcer la protection et l’inclusion des femmes déplacées dans les zones affectées par les conflits à l’est de la RDC.






