Une vingtaine de femmes leaders du Nord-Kivu sont désormais prêtes à mener des campagnes de sensibilisation au sein de leurs communautés. Elles ont clôturé pour ce faire, jeudi 19 février à Goma, un atelier de formation de deux jours axés sur le genre, le leadership et la consolidation de la paix.
Organisée par l’ONG Voice of Kivu Women, en partenariat avec la Section Genre de la MONUSCO, cette session visait à transformer ces leaders en formatrices capables de mobiliser leurs paires dans une région meurtrie par des années de conflit.
Dans un contexte de guerre où plusieurs territoires restent sous occupation, l’autonomisation de la femme n’est plus une option, mais une nécessité pour la survie des communautés. C’est le message porté par Shabani David, coordonnateur de l’ONG Voice of Kivu Women :
« On considère la femme comme une cellule essentielle de la communauté. Dans cette situation de guerre que nous vivons, elle continue de subvenir aux besoins de tous. Son autonomisation est donc cruciale pour assurer la résilience communautaire ».
Passer des lamentations à l’action
Pour les participants, cette formation agi comme un déclic. L’accent a été mis sur la responsabilité individuelle et collective des femmes dans le changement social. Madame Charlène Iragi, l’une des participantes, résume l’esprit de l’atelier :
« Cet atelier nous pousse à agir davantage. Se lamenter sur son sort, c’est du gaspillage. Il vaut mieux une journée d’action qu’une année de lamentations ».
Cap vers le mois de mars
Durant ces deux jours, six thématiques majeures ont été développées, notamment :
La consolidation de la paix ; La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ; Le leadership féminin.
Selon les organisateurs, cette activité constitue un jalon important dans les préparatifs du mois de mars, dédié aux droits des femmes. Ces nouvelles formatrices auront pour mission de multiplier ces enseignements sur le terrain afin de renforcer l’impact de la femme dans la sphère publique et sécuritaire du Nord-Kivu.






