Des habitants du Sud-Kivu souhaitent voir les accords de Washington et de Doha contribuer à la pacification de la partie Est du pays. Interrogés par Radio Okapi, ces habitants ont exprimé ces vœux à l’occasion du premier anniversaire de la chute de la ville de Bukavu entre les mains des rebelles de l’AFC/M23.
Ces Sud-Kivutiens constatent qu’un an après l’entrée des forces rebelles, la situation est loin de s’améliorer dans leur province, où les belligérants continuent de renforcer leurs positions sur le front.
Le gouvernement comme les rebelles poursuivent le déploiement de leurs forces.
Dans la partie Sud, notamment dans les hauts plateaux de Minembwe, les affrontements se poursuivent sans répit.
Les FARDC, soutenues par les Wazalendo, se battent contre les groupes armés Twirwaneho–Gumino–Android alliés à l’AFC–M23–RDF dans les hauts plateaux des territoires de Fizi et de Mwenga.
Un an après la prise de Bukavu, la population se souvient encore de la manière dont la ville était tombée entre les mains des rebelles sans la moindre résistance.
Les forces de sécurité de la République avaient abandonné la ville un jour avant l’arrivée des rebelles. Depuis lors, le calvaire des habitants s’accroît chaque jour.
Le 16 février 2025, toute la ville de Bukavu était plongée dans une psychose indescriptible.
Des armes abandonnées entre les mains de mineurs civils crépitaient de part et d’autre, dans tous les coins et recoins de la ville.
La confusion s’était installée, et la population traumatisée était restée terrée à domicile, ne sachant pas avec exactitude d’où provenaient les détonations.




