Une soixantaine de jeunes ont manifesté mercredi 7 avril dans les rues de Beni (Nord-Kivu) pour demander la suspension du contrat entre l’État congolais et la société pétrolière Perenco. Les manifestants affirment que l’exploitation à Muanda, dans le Kongo-Central, ne profite pas aux populations locales et dégrade l’environnement.
Les protestataires justifient leur démarche par la crainte de voir des projets similaires s’implanter au Nord-Kivu, notamment autour des lacs Albert et Édouard. Selon eux, plus de cinquante ans d’extraction pétrolière à Muanda n’ont pas généré de bénéfices réels pour les habitants, qui font face à une précarité persistante.
Alertes sur l’environnement et le climat
Outre les revendications économiques, les manifestants dénoncent les dommages causés aux écosystèmes du Kongo-Central. Nick Junior, l’un des participants à la marche, souligne que l’exploitation actuelle ne prévoit pas de mesures de compensation suffisantes pour la protection de la biodiversité.
Pour ces jeunes, la RDC doit capitaliser son statut de « pays-solution » face à la crise climatique mondiale. Ils estiment que la destruction de l’environnement pour des intérêts industriels pourrait entraîner, à terme, une crise climatique plus meurtrière que les conflits armés.
Appel à la suspension du contrat
Le mouvement exige du Gouvernement congolais la fin du partenariat avec Perenco, une compagnie pétrolière indépendante franco-britannique. Les manifestants plaident pour une gestion des ressources naturelles qui place le développement des communautés locales et la préservation de la nature au centre des priorités nationales.
Le contrat liant l’État à cette société est jugé non rentable par ces jeunes, qui appellent à une réévaluation globale de la politique extractive de la République démocratique du Congo.




