Le Collectif 24 a organisé, du 9 au 10 avril à Kinshasa, un atelier de sensibilisation sur la sécurité numérique à l’intention des journalistes, experts et militants de la société civile.
Cette activité s’inscrivait dans le cadre du projet « Renforcement de la transparence et de l’accès pour la redevabilité ».
Organisée en format hybride, la rencontre visait à renforcer les capacités des acteurs face aux risques croissants liés au numérique.
En proposant des outils concrets et des connaissances pratiques, l’organisation contribue à une meilleure protection de la vie privée dans un environnement numérique de plus en plus vulnérable.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire exécutif du Collectif 24, Henri Longendja, a rappelé que la sécurité numérique dépasse le strict cadre technique pour devenir un enjeu citoyen majeur.
« La sécurité numérique ne concerne pas uniquement les spécialistes. Elle touche tous les acteurs engagés dans la défense des droits, la transparence et l’accès à l’information. Nous voulons transmettre des outils simples et pratiques pour permettre à chacun de protéger ses données et ses échanges », at-il fait remarquer.
La dernière journée de l’atelier a adopté une approche particulièrement pratique.
En première partie, Moïse Esepa, spécialiste du fact-checking, a présenté plusieurs outils destinés à sécuriser la navigation en ligne et à limiter les traces numériques.
Il a également sensibilisé les participants aux techniques permettant de vérifier les liens suspects, souvent utilisés dans les cyberattaques.
La seconde partie a été consacrée à la gestion des mots de passe, un élément central de la sécurité numérique.
Lors de la clôture des travaux, Loule Kitoko a salué l’initiative avant de lancer un appel aux autorités.
« Cette formation est salutaire. Nous exigeons aux autorités de soutenir et d’élargir cette initiative afin qu’elle soit intégrée dans les écoles pour outiller les enfants dès le bas âge. La culture de la sécurité numérique doit commencer très tôt », a conclu cet orateur.





