Près de deux semaines après la fermeture de la route nationale numéro 5, entre Uvira et Bukavu, plusieurs marchandises périssent, entraînant d’importantes pertes pour les commerçants. La majorité d’entre eux travaillent grâce à des crédits remboursables assortis de taux d’intérêt élevés, ce qui accentue leur détresse.
De nombreux opérateurs économiques se plaignent de cette situation.
« Il y a d’énormes pertes pour les commerçants, qui sont obligés de retourner leurs marchandises stationnées à la cité de Sangé vers la ville de Bukavu, alors que ces produits étaient destinés au Rwanda, à la Tanzanie, au Burundi et à la ville d’Uvira. C’est un réel coup dur », a témoigné l’un d’eux.
De son côté, un animateur de l’ONG Machozi ya Raia (Traduction : « les pleurs des civils ») s’interroge sur les méthodes utilisées par les autorités militaires pour contrer d’éventuelles infiltrations, tout en bloquant la circulation des personnes et des marchandises.
« La question ne doit pas être uniquement défensive. Pourquoi les forces régulières ne pourraient-elles pas utiliser à des stratégies intelligentes et offensives pour reprendre les zones occupées ? », a-t-il souligné.
C’est depuis le 16 mars que le commandement des FARDC déployés entre Uvira et Runingu a levé l’option de fermer cet axe routier.
Les villes de Bukavu et d’Uvira dépendent en permanence de l’une de l’autre sur le plan socio-économique, et cette fermeture perturbe gravement leurs échanges.




