A l’issue d’une marche pacifique organisée ce mardi 17 février, de la Gare centrale à la Primature, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, les médecins membres du Syndicat libre des médecins (SYLIMED) ont annoncé le déclenchement d’un mouvement de grève.
Devant la presse, leur secrétaire général, André Kasongo, a détaillé leurs principales desiderata : la mécanisation, l’alignement de plus de 2 000 médecins sur la liste de paie, les montées en grade ainsi que d’autres revendications.
Il déplore le manque d’avancées concrètes :
« Le temps qu’ils réfléchissent et élaborent des notes techniques, nous, nous allons en grève. S’ils ne nous intègrent pas, nous continuerons de rester à la maison. Il est inconcevable que plus de 2 000 médecins soient soumis au régime de paie complémentaire. Ils doivent attendre trois mois, voire quatre, avant d’être programmés ».
Ces médecins jugent anormal qu’un agent de santé puisse exercer pendant 10 à 15 ans sans bénéficier d’une montée en grade. A leurs yeux, cette situation traduit non seulement une mauvaise foi, mais aussi une mauvaise gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé en RDC.
Le SYLIMED annonce qu’il procédera à une évaluation de la grève dans 15 jours.
Pour sa part, le conseiller principal de la Première ministre a promis de transmettre les revendications « à qui de droit », invitant les médecins à revenir dans deux semaines.
Selon les grévistes, la problématique du sous-paiement des médecins promus, conformément au décret du 22 janvier 2019 et à l’ordonnance du 1er juillet 2022, s’est accentuée depuis le dernier trimestre de l’année 2024 lors de la paie complémentaire.






