La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), coordination territoriale de Demba, dénonce des actes de tracasserie et de torture attribués aux militaires du secteur opérationnel dans le secteur de Diofwa et ses environs. Selon son coordonnateur, ces militaires, initialement déployés pour sécuriser une zone autrefois en proie à l’insécurité, seraient devenus eux-mêmes sources de troubles. L’organisation plaide auprès des autorités politiques et administratives pour la levée du secteur opérationnel à Diofwa.
D’après Marcel Masanka, coordonnateur territorial de la NSCC, les militaires du secteur opérationnel, basé à Tshiawo, Muanda, Bena Kamuanga et au-delà de la rivière Lubudi, se livrent à des tracasseries et à des actes de torture contre la population locale.
Il cite notamment le cas d’un jeune garçon arrêté, torturé et grièvement blessé dans la nuit du 4 avril au village Muanza Ngoma. Un incident qui, selon lui, a semé la psychose dans la zone. Il réitère son appel à la levée du secteur opérationnel dans cette partie du territoire de Demba :
« Nous exigeons aux autorités de prendre des dispositions urgentes afin de maîtriser la situation sécuritaire dans ce coin. Nous voulons que cette mesure de secteur opérationnel soit levée. »
Réaction des autorités
Du côté militaire, le chargé des renseignements et de la sécurité du secteur opérationnel, Louis Yekela, affirme ne pas reconnaître la présence de militaires pertinents de cette structure à Demba. Selon lui, s’il y en a, ils dépendraient plutôt de la 21ᵉ région militaire.
Il appelle par ailleurs la population à dénoncer tout cas de tracasserie afin que les auteurs soient traduits en justice.






