Des milliers de déplacés venus de Tchomia et Mbala vivent dans des conditions de plus en plus précaires dans le territoire de Djugu, en Ituri.
Lors de la visite de l’Assistant‑Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), en mission de 48 heures sur place jeudi 2 avril, ces personnes ont affirmé manquer d’assistance humanitaire.
Après plusieurs années passées dans des sites de déplacement, ces familles dénoncent des conditions de vie devenues intenables, marquées par l’absence d’aide alimentaire et de soutien humanitaire.
Ces déplacés souhaitent soit retourner dans leurs villages lorsque la sécurité le permettra, soit être intégré durablement dans des communautés d’accueil, avec un appui en moyens de subsistance ou en formation professionnelle. Une option encouragée par les autorités locales.
« Toutes ces mamans que vous voyez là-bas ont du potentiel. Elles peuvent apprendre et développer des activités génératrices de revenus qui leur permettront de se prendre en charge à l’avenir », a souligné Innocent Bahati, chef du village de Mbala.
De son côté, le PAM évoque un changement d’approche rendu nécessaire par la baisse des financements attribués à l’aide d’urgence.
Malgré ces contraintes, l’agence onusienne promet de poursuivre son appui, tout en renforçant l’autonomie des bénéficiaires.
« Nous allons poursuivre le soutien crucial que nous apportons à ces familles, afin de les aider à se relever et à devenir autonomes, sans dépendre de l’aide humanitaire. Nous voulons nous assurer d’atteindre les personnes les plus vulnérables parmi les vulnérables », a assuré le Directeur exécutif adjoint du PAM, Matthew Hollingworth.






