Des millions de creuseurs artisanaux vivent dans une extrême précarité, selon une étude menée par la Dynamique des politologues (DYPOLE) et la Fondation Friedrich Ebert, publiée jeudi 2 avril à Kinshasa.
Parmi eux figurent de nombreuses femmes, exposent aux violences et à diverses maladies, a indiqué Constantin Grund, représentant de la Fondation Friedrich Ebert.
« Des centaines de milliers d’exploitants artisanaux descendant chaque jour dans des galeries de fortune. Ils travaillent sans équipements de protection, exposés aux risques d’effondrement, aux maladies et aux violences. Leurs revenus sont dérisoires, souvent inférieurs à 2 dollars par jour, tandis que les dividendes de cette richesse minière s’envolent vers les capitales financières internationales », a-t-il déploré.
Dans la même dynamique, Flore Kayala, journaliste spécialisée dans les questions minières, a appelé à la mise en place d’une politique inclusive en faveur des femmes, ainsi qu’à un meilleur accompagnement de celles-ci dans le secteur.
Elle estime nécessaire que l’État adopte une gouvernance minière qui reconnaisse pleinement l’apport des femmes comme celui des hommes.
« En plus de cela, il devrait accompagner les femmes. Elles n’ont pas accès au financement. Si les femmes parviennent à obtenir leur propre coopérative et des financements, elles pourront en aider d’autres et l’on verra de plus en plus de femmes dans le secteur », a conclu Flore Kayala.






